Communiqué de presse Paris, le 23 mars 2010

 

 

C’est en 2002, lors de la deuxième biennale d’art contemporain de Buenos Aires où il est juré, que Marc Restellini remarque Bedri Baykam. Fasciné par un style débridé et une vraie liberté de ton où se croisent un monde de références et un expressionnisme très transgres­sif, Marc Restellini pense naturellement à Bedri Baykam pour une « carte blanche» en hom­mage à Edvard Munch. Marc Restellini voit également en Baykam une possibilité de donner la parole à un intellectuel turc très engagé qui réintroduit le rapport du politique à l’art dans un contexte tendu sur fond de décor d’une entrée de la Turquie dans l’Europe.


À travers un ensemble de treize tableaux en relief, de grands formats, où se mêlent les graftis, le collage et la photo, Bedri Baykam réinterprète l’œuvre de Munch. L’artiste s’est emparé du procédé lenticulaire, tech­nique utilisée habituellement pour donner du relief aux cartes postales et l’a réadaptée à travers une mixité de matériaux et de champs optiques permettant de développer une quatrième dimension donnant un effet de relief à ses toiles, celle du temps : trait d’union entre le passé, le présent et l’avenir. Cette nouvelle technique qu’il a choisie d’appeler « les 4D » suscite depuis 2007 beaucoup d’intérêt en Europe et aux États-Unis.

Ses thèmes de prédilection oscillent entre un érotisme plutôt rabelaisien et une réinterprétation de l’histoire de l’art, sans omettre surtout la toile de fond politique perceptible dans la plupart de ses travaux. Car Bedri Baykam, ardent kémaliste, également écrivain, est souvent considéré comme l’un des principaux intellectuels turcs opposés au mouvement islamiste qui domine la scène politique en Turquie actuellement. Après avoir mis en peinture ses « Couches Transparentes» (1998-2000) et exploité divers champs de lumière sur ses photos digitales, (série « Intrigues Féminines» 2000-2002) il a également produit une série de « Transparences maté­rielles» (2006-2007). Le résultat de ces expériences sur la surface lenticulaire lui a permis de creuser en pro­fondeur cette sensation de vertige et de voyage dans le temps.

À l’occasion de cette «carte blanche» Bedri Baykam est allé à Oslo sur les pas de Munch, poussant ses investigations jusqu’à Aasgaardstrand, village de pêcheurs où l’artiste norvégien t subir à ses toiles son « trai­tement de cheval».

Parallèlement à l’exposition Edvard Munch ou l’« anti-Cri» ses versions personnelles sur la « Madone», « Le Baiser», « Puberté», « La Sirène», « La danse de la vie», « L’enfant malade», ou encore « Jaeger et les autres» et inévitablement « Le Cri», transcrivent l’importance du vécu personnel dans l’œuvre de Munch : une orches­tration se jouant entre ses sources d’inspiration, ses nombreuses réexions et explorations artistiques, ses tourments et ses démons. Un Munch multidimensionnel à vrai dire, pure synthèse de complexité, de sensi­bilité et de créativité à l’état brut.

 

LISTE DES ŒUVRES DISPONIBLES POUR LA PRESSE

 

1. La Sirène 2010 Travail lenticulaire.
185 x 240 cm. © Bedri Baykam

 

2. Puberté (1) 2010 Travail lenticulaire.
185 x 120 cm. © Bedri Baykam

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Puberté (2) 2010 Travail lenticulaire.
120 x 90 cm. © Bedri Baykam

 

 

 

 

 

4. La Bohème de Christiania (Hans Jaeger et les autres)
2010 Travail lenticulaire.
185 x 240 cm. © Bedri Baykam

 

 

 

 

 

 

CONDITIONS D’UTILISATION -MENTIONS OBLIGATOIRE


© Bedri Baykam
Pour la presse et internet illustrant un article consacré à l’exposition «Carte blanche à Bedri Baykam – Hommage à Edvard Munch » du 15 avril au 18 juillet 2010. L’ensem­ble des reproductions ci-jointes est exonéré de tous droits de reproduction. Le nom­bre de visuels utilisé pour illustrer l’exposition n’est pas restreint.
Le copyright à mentionner auprès de toute reproduction sera: nom de l’auteur, titre et date de l’image.
Les visuels pour la presse sont disponibles en haute dénition auprès de l’agence Kalima ou sur le site de la Pinacothèque de Paris (www.pinacotheque.com) sur simple demande de code d’accès.


INFORMATIONS PRATIQUES


HORAIRES ET TARIFS


La Pinacothèque de Paris est ouverte tous les jours de 10h30 à 18h. Fermeture de la billetterie à 17h15
L’exposition « Carte blanche à Bedri Baykam – Hommage à Edvard Munch » se déroule dans le patio du musée en accès libre.


ACCÈS

PINACOTHÈQUE DE PARIS 28, place de la Madeleine 75008 Paris Tél. : 01 42 68 02 01
Métro : lignes 8, 12 et 14, station Madeleine, sortie place de la Madeleine
Bus 42 et 52, arrêt : Madeleine et Madeleine-Vignon. Bus 24, 84 et 94, arrêt : Madeleine
Stations Vélib’ : face 4 Bd Malesherbes / 4 rue Godot de Mauroy / 4 place de la Madeleine
Parcs de stationnement : Madeleine Tronchet Vinci/Rue Chauveau-Lagarde/Rue Caumartin
Le musée est accessible aux personnes à mobilité réduite.


DIRECTION SERVICE DE PRESSE

Directeur : Marc RESTELLINI Agence KALIMA Assisté de Françoise KÜNZI Tygénia SAUSTIER
Tél. : 01 46 34 74 40
Tél. : 01 44 90 02 36 - 06 19 91 40 03
Fax : 01 46 34 61 62
Fax : 01 45 26 20 07
fk@restellini.com tsaustier@kalima-rp.fr